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On peut introduire dans le cuivre jusqu’à 100 % de nickel, 40 % de zinc, 25 % d’étain et 15 % d’aluminium.
Les laitons sont les alliages de cuivre et de zinc contenant de 5 à 45% de zinc et éventuellement d’autres éléments : plomb, étain, manganèse, aluminium, fer, silicium, nickel, arsenic.
Le laiton est l’alliage de cuivre le plus fabriqué. Il présente la plus grande facilité d’emploi. Il peut être utilisé sous toutes les formes de demi-produits, et sa mise en œuvre peut être opérée par tous les procédés : moulage, matriçage, décolletage, emboutissage, usinage, etc...
Le laiton est par excellence l’alliage du décolletage, c’est-à-dire de l’usinage de pièces sur tour automatique, et du matriçage, qui consiste en une déformation à chaud d’un lopin de métal par pression instantanée dans une matrice. De plus, il peut recevoir tous les traitements de surface et offre l’avantage de laisser des déchets de fabrication de valeur intrinsèque élevée.
Un diagramme de phase est une expression utilisée en thermodynamique ; elle indique une représentation graphique, généralement à deux ou trois dimensions, représentant les domaines de l’état physique ou phase d’un système (corps pur ou mélange de corps purs), en fonction de variables, choisies pour faciliter la compréhension des phénomènes étudiés.
Les diagrammes les plus simples concernent un corps pur avec pour variables la température et la pression.
Le diagramme de phase s’établit expérimentalement : on fait varier les conditions et l’on observe les changements de phase.
Les changements de phase peuvent s’observer de plusieurs manières :
certains produisent de la chaleur (par exemple la condensation ou une réaction chimique exothermique) ou en absorbent (par exemple la fusion ou des réactions chimiques endothermiques), donc en mesurant les flux de chaleur, on sait si un changement de phase a lieu ; c’est l’analyse thermodifférentielle (ATD) ;
certains induisent un changement de volume, une contraction (comme la condensation ou le réarrangement des atomes d’un solide dans une configuration plus compacte) ou une expansion (comme la vaporisation ou le réarrangement des atomes d’un solide dans une configuration moins compacte), il suffit alors de mesurer les changements de volume, par exemple avec un piston mobile, la force étant imposée par le poids d’une masse ou bien par un système hydraulique ;
on peut à l’inverse observer les variations de pression, avec un manomètre, en imposant le volume avec un piston mobile actionné par une vis sans fin ;
observer à l’œil nu l’état du système (par exemple la fusion des cristaux) ;
pour les différentes phases solides, on peut reconnaître les différentes phases cristallines par diffraction de rayons X ; on peut faire l’analyse sur l’échantillon chaud, ou bien tremper l’échantillon, c’est-à-dire lui faire subir un refroidissement rapide afin qu’il conserve sa structure d’équilibre à chaud même lorsqu’il est froid (il n’est donc pas à l’équilibre).
On nomme plan d’expérience l’organisation d’une expérience dont le déroulement lui-même sera conditionné par les résultats obtenus en cours de route.